La part des anges, c'est la part de nous même qui nous échappe. Les anges portent les ailes de notre désir. Les vignerons le savent, dans leurs fûts, chaque année environ 2% de l'alcool s'évapore dans l'air, disparu à jamais. C'est « la part des anges... »
Les anges de la locution, celle qui donne son titre au film de Ken Loach, perpétuent, malgré tout, et envers tout, notre besoin de croire dans une force supérieure à notre volonté, en quelque chose qui nous dépasse, contre on ne peut rien, qui peut être Dieu ou la providence qu'il y a peu encore sur invoquait.
« La part des anges » expression belle et poétique revêt de multiples sens et ouvre à l'écriture de ce livre.
Tout est tressé dans le récit qui se déploie à partir de ces mots. Catherine Bernard a écrit une chronique intime, spirituelle et épicurienne de son goût de la vie.